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Les gens ne veulent plus bosser et passent leur vie à se plaindre pour rien...

Dernière mise à jour : 26 févr.



C'est vrai que j'entends souvent des personnes se plaindre de leur travail, de leur chef, de leurs collègues, de leurs horaires, de leurs collaborateurs, de leurs clients ...

Sommes nous un peuple de fieffés râleurs ? La détresse exprimée est-elle légitime ?


Il y'a tout de même 41 % des salariés qui se disent en détresse psychologique. Nous passons à plus de 59 % pour les moins de 29 ans, à 43 % pour les managers (+10 points par rapport à mars 2022).

Le nombre d'épuisement professionnel a été multiplié par trois par rapport à 2019. Cela représente 2,5 millions de personnes en burnout sévère chaque année !


La comparaison avec 36 pays européens fait de la France une championne de la souffrance au travail sur de nombreux critères tels que les contraintes physiques, le niveau de stress, les relations avec l'encadrement, l'équité des salaires.


La sociologue Dominique Méda analyse ainsi les causes de cette souffrance au travail :

« Des exigences élevées, couplées à une faible autonomie, sont la caractéristique des organisations massivement adoptées par la France depuis les années 1980 [...] qui ont mis en place des indicateurs de performance, du reporting permanent, qui ont signé la fin de l’autonomie et compliqué à l’envi la vie des salariés [...]. On voit des actifs passer plus de temps à effectuer des tâches administratives de reporting qu’à se concentrer sur leur cœur de métier".


Ces chiffres et cette analyse sont contestables, interprétables, sans doutes orientés politiquement...Néanmoins, cela colle assez bien avec ce que je vois et entends au quotidien dans le cadre de mes activités de coach et de formateur.


Quelles soient légitimes, exagérées, issues d'une culture de la revendication, liées à la morosité ambiante, ces souffrances existent et peuvent toucher les plus vaillant.es. Qui n'en a pas été ne serait-ce que témoins .


Les mesures à mettre en oeuvre pour lutter contre ce fléau sont connues et documentées :


Il s'agit d'abord de prévenir la détresse psychologique en surveillant particulièrement certains éléments :

  • Les risques d'accidents du travail, le bruit, les vibrations, l'efficacité des équipements de sécurité etc.

  • Mais aussi la qualité des pratiques managériales, notamment en terme de reconnaissance, de relation entre collègues et avec les supérieurs.

Cela semble de simples évidences. Dans toutes les grandes entreprises avec lesquelles je travaille, ces sujets sont pris à bras-le-corps. Malheureusement bien souvent insufisamment par les acteurs principaux que sont les managers, eux-mêmes en situation de souffrance.

Un tiers d'entre eux regrettent d'avoir accéder à un poste de manager !


Au delà de la prévention, il s'agit également de promouvoir le bien-être psychologique de tous. Cela suppose que chacun :

  • soit en mesure de reconnaître son état de santé;

  • soit capable de détecter les signes précurseurs de le maladie et les facteurs de risque dans leur travail;

  • soit encouragé à prendre les mesures nécessaires pour s'en protéger;

  • connaisse les différents moyens de stimuler sa santé physique et mentale;


Enfin, le management doit oeuvrer au quotidien à :

  • ce que chacun trouve un sens et une utilité sociale à son travail;

  • ce que le travail se déroule dans un contexte de respect des valeurs humaines, dans le respect de la justice et de l'équité.

  • donner à chacun la possibilité d'exercer son jugement, son intelligence et sa créativité;

  • donner des occasions d'apprentissage et de développement;

  • favoriser l'entraide et la coopération;

  • soigner particulièrement les actes de reconnaissance : les marques d'appréciation et de considération mais aussi l'équité du traitement salarial et des avantages sociaux;


Je suis bien conscient que ces sujets sont connus, documentés, compris, nullement contestés. Mais il reste tant à faire concrètement, au plus prés du terrain.


Par nos formations et nos accompangements, nous permettons de passer des idées et du "blabla" aux actes concrets du quotidien qui changent la donne.

Qu'il est bon de trouver un sens et une utilité sociale à son action !





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